de l’ancien moyen allemand : luoder. Terme de fauconnerie, morceau de cuir rouge, en forme d’oiseau, qui sert pour rappeler l’oiseau de proie lorsqu’il ne revient pas droit sur le poing. Fig : chose artificieusement présentée pour attirer et tromper. ‘Son maître le rappelle et crie et se tourmente, Lui présente le leurre et le poing, mais en vain’. (Fable XII, La Fontaine)
C’est la pure absence de pensée -ce qui n’est pas du tout la même chose que la stupidité- qui lui a permis de devenir le plus grand criminel de son époque. Et si cela est banal, et même comique, si, avec la meilleure volonté, on ne parvient pas à découvrir en Eichmann la moindre profondeur démoniaque, on ne dit pas pour autant, loin de là, que cela est ordinaire. Qu’on puisse être à ce point éloigné de la réalité, à ce point dénué de pensée, que cela puisse faire plus de mal que tous les mauvais instincts réunis - telle était effectivement la leçon qu’on pouvait apprendre à Jérusalem.
SUBJECTS IN MIRROR ARE CLOSER THAN THEY APPEAR.
Aberrer : s’écarter de la norme, dériver.
Abstène : névrosé (’qui a horreur du vin et s’en abstient’. Quillet)
Apeiron : l’indéterminé, l’indéfini (une autre façon d’interpréter le chaos).
Anthropémie : de emein, vomir. Selon Lévi-Strauss, les sociétés anthropophages voient dans l’absorption de certains individus, détenteurs de forces redoutables, le seul moyen de neutraliser celles-ci, et même de les mettre à profit. Aux contraires, nos sociétés anthropémiques ont choisi la solution inverse, consistant à expulser ces êtres redoutables au-dehors du corps social, en les tenant isolés dans des établissements à cet usage.
Aboulie (gr. aboulia) : Trouble psychique caractérisé par une difficulté à agir, à prendre une décision.
Puisque, du réel, le désir ne peut se satisfaire, qu’il y renonce.
celle qui transforme, celle qui métamorphose (Circé).
Amorem erga me, humanitatem, suavitatemque desidero. (Ciceron)
rendre semblable. 1/ à l’origine, le simulacrum était un mannequin d’osier dans lequel on enfermait un homme vivant et que l’on brûlait en l’honneur des dieux. (Caesar) 2/ simuler, feindre.
Un simulacre désigne une apparence qui ne renvoie à aucune réalité sous-jacente, et prétend valoir pour cette réalité elle-même. C’est là, du moins, le sens grec d’ eidôlon (εἴδωλον), qui a donné idole en latin, et qui est traduit par simulacre, par opposition à l’icône (eikôn, εἰκών) traduit par copie : la copie renvoie toujours à l’imitation du réel, sans dissimuler celle-ci (voir Le Sophiste de Platon). Le concept de simulacre apparaît aussi, en un sens radicalement différent, dans la théorie matérialiste des épicuriens (notamment de Lucrèce et Épicure). Au XXe siècle, ce concept a été repris par Jean Baudrillard, qui le définit comme la ‘vérité qui cache le fait qu’il n’y en a aucune’.
à l’origine, portrait en cire d’un mort, réalisé d’après moulage, placé dans l’atrium et porté aux funérailles 2/ ombre d’un mort [d’où] fantôme, apparition 3/ portrait, statue.
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